L'essence de Nizette
Mon parcours, ma démarche, mon histoire
Le chemin du retour à soi
Pendant des années, j’ai écrit mon quotidien à travers les tableurs et la gestion de projets. En effet, , j’évoluais au sein d’un grand groupe dans un monde de chiffres et d’échéances. Pourtant tout s’est arrêté brusquement, un jour je n’ai simplement plus pu. Du jour au lendemain, je me suis retrouvée face au vide.
Dans ce silence imposé, j’ai heureusement retrouvé ma machine à coudre. Ce simple refuge est alors devenu mon véritable ancrage. D’ailleurs, ma famille m’a apporté un soutien indéfectible durant cette période. Mes proches ont cru en ce nouveau chemin avant même que je n’ose l’imaginer. Ainsi, coudre ne consistait plus seulement à fabriquer un objet. Au contraire, je recousais les morceaux de mon histoire en restant entourée des miens.
Peu à peu, le bruit de l’aiguille a remplacé celui des notifications incessantes. Le toucher du tissu a redonné une texture concrète à mes journées. C’est précisément là, entre deux points de couture, que mon projet a germé. Finalement, l’envie de faire de mes mains mon métier a pris racine pour ne plus me quitter. Et c’est ainsi qu’est née ma nouvelle vie d’artisane.

Apprendre à nouveau, avec humilité
Parce que l’on ne s’improvise pas artisane, j’ai voulu confronter ma passion à la rigueur des professionnels. J’ai alors repris le chemin de l’apprentissage pour passer mon CAP MMVF (Métiers de la Mode Vêtement Flou). J’ai choisi la voie de l’excellence avec Artesane et Rêve à Soie, pour comprendre l’architecture d’un vêtement, la chute d’un tissu et la précision du millimètre.
Aujourd’hui, mon histoire avec l’apprentissage des métiers du fil continue. Je suis toujours fascinée par l’infinie patience que demande le fil. Et c’est ce qui m’amène à préparer un second CAP en Broderie à dominante Main, toujours avec l’accompagnement d’Artesane. La broderie, c’est pour moi le sommet de la narration textile : savoir que chaque point a été pensé, compté et posé avec intention.

Nizette : un fil tendu vers l'essentiel.
On me demande parfois d’où vient ce nom : Nizette.
C’est un pont entre mon passé et mon présent. C’est le surnom né de mon nom de jeune fille, qu’un ami cher me donne depuis très longtemps.
En baptisant mon atelier ainsi, j’emporte avec moi mon héritage familial et la chaleur des amitiés sincères. J’y vois une promesse de rester entière, fidèle à celle que je suis, dans chaque pièce qui sort de mes mains. C’est pourquoi porter ce nom, c’est ne jamais oublier d’où je viens, tout en traçant mon propre chemin, ma propre histoire, un point à la fois
Une seconde chance aux matières
Faire le choix de l’upcycling, c’est avant tout choisir de créer sans s’épuiser
— ni notre Terre, ni moi —
Mon travail commence bien avant le premier coup de ciseaux. Il s’agit d’une course aux trésors: je parcours les ressourceries, je déniche des tissus oubliés dans les greniers… je suis une adepte des fins de rouleaux ou des chutes destinées à l’abandon.
Après avoir pris conscience de l’urgence et de la surproduction, j’ai choisi la lenteur et la revalorisation. Je ne cherche pas la perfection standardisée du neuf ; je cherche l’âme d’un linge ancien ou la robustesse d’un coton vintage. Travailler ces matières existantes, c’est ma façon de respecter le monde qui nous entoure et d’écrire une nouvelle histoire. Dans mon atelier, chaque coupon est lavé, soigné et étudié pour qu’il devienne votre prochain compagnon de route.
Chaque création Nizette est une seconde chance donnée à une belle étoffe, une pièce unique capable de traverser le temps, un point à la fois.



“Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme” Lavoisier
